Plaques d'immatriculation
Michèle Alliot-Marie a en effet accepté, «afin de prendre en compte l’attachement exprimé en faveur du département », de rendre « obligatoire la présence, sur la plaque d’immatriculation, d’un identifiant territorial, composé d’un numéro de département et du logo de la région correspondante».
A quoi ressembleront les nouvelles plaques ? A partir du 1er janvier 2009, tous les véhicules neufs mis en circulation seront équipés d’une plaque avec, en noir sur fond blanc, deux lettres, un tiret, trois chiffres, un tiret et deux lettres, une immatriculation attribuée à vie à la voiture. Le propriétaire du véhicule devra ensuite obligatoirement choisir, quel que soit son lieu de résidence, un identifiant régional accompagné d’un numéro de département de son choix. Un Breton installé en région parisienne pourra ainsi affubler sa plaque du logo de sa région d’origine et du numéro de département auquel il est attaché (en l’occurrence, 22, 29, 35, 44 ou 56). Il ne pourra par contre pas « mixer » le logo régional breton avec le numéro du département francilien où il réside. La réforme bénéficiera certainement aux régions dotées d’une forte identité (par exemple le Nord ou l’Alsace), moins aux départements de banlieue dont certains automobilistes seront sans doute contents de se débarrasser d’un numéro départemental qu’ils jugent stigmatisant.
Sera-t-il possible d’avoir une plaque sans numéro départemental ? Non. C’est la grande reculade du ministère de l’Intérieur, qui souhaitait, dans son projet initial, laisser la liberté de choix à l’automobiliste d’identifier régionalement ou départementalement sa plaque d’immatriculation.
Y aura-t-il des exceptions ? Très peu. Les véhicules diplomatiques conserveront leurs plaques orange sur fond vert. Les voitures de collection pourront, elles, garder une plaque sur fond noir, à l’ancienne, mais passeront progressivement sous la nouvelle immatriculation au fur et à mesure des changements de propriétaire.